Présentation du rapport annuel « Russie 2017 » à Paris

Russie 2017, cinquième rapport annuel de l’Observatoire, a pour ambition de fournir l’analyse la plus complète possible de la situation en Russie. Rassemblant les contributions d’une cinquantaine d’experts, cet ouvrage de référence s’articule autour de chapitres sur la politique étrangère, l’économie, la politique intérieure, la société et les régions, tandis que des « miscellanées franco-russes » illustrent l’ancienneté et la richesse exceptionnelle des relations entre nos deux pays. Plus d'information et sélection d'articles du rapport.

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Le 8 novembre dernier, l’Observatoire franco-russe, en partenariat avec l’IRIS et le CREE (INALCO), a présenté son dernier rapport annuel « Russie 2017 » dans sa version française à l’espace de conférence de l’IRIS. Deux tables rondes ont été organisées autour d’auteurs ayant contribué à « Russie 2017 ». Elles ont chacune permis d’aborder les enjeux domestiques russes (matin) et les défis en matière de relations extérieures (après-midi).

Après un mot d’introduction prononcé par Arnaud Dubien (Observatoire franco-russe), Jean Radvanyi (CREE, INALCO) a ouvert la journée en dressant un bilan du contexte intérieur en Russie, à quelques semaines de l’élection présidentielle du 18 mars 2018, et évoqué plus particulièrement le processus de renouvellement des élites politiques à l’œuvre depuis plusieurs mois. Son intervention a été suivie par celle de Julien Vercueil (CREE, INALCO), qui s’est attaché à décrypter les tendances économiques en Russie. Le pays s’est engagé dans une politique de diversification de son économie, mais il demeure structurellement encore très dépendant des exportations d’hydrocarbures. Arnaud Kalika (directeur du séminaire Russie, CNAM) a abordé la question des structures de force, et a notamment réalisé une terminologie des différents organismes. Céline Bayou (chercheuse associée au CREE, INALCO) est revenue sur les enjeux autour de Kaliningrad, en analysant en particulier les relations économiques qu’entretient ce territoire avec ses voisins européens. La table ronde du matin a été conclue par l’intervention de Mathieu Slama (essayiste), qui s’est prêté à une analyse de l’évolution des lignes de force dans les discours prononcés par Vladimir Poutine au cours de ses mandats.

La session de l’après-midi s’est ouverte sur une introduction de Pascal Boniface (IRIS), suivie d’une brève présentation du Dialogue de Trianon par le Christian Leyrit, Président de la Commission nationale du débat public et co-Président du Dialogue de Trianon. La table ronde a débuté avec l’intervention d’Isabelle Facon (FRS) sur les relations Russie-Union européenne. L’accumulation de malentendus ainsi que l’impossibilité pour Bruxelles de s’autonomiser sur le plan stratégique ont généré, côté russe, une volonté de diversifier ses relations avec d’autres acteurs, notamment asiatiques, bien avant la crise ukrainienne. L’intervention de Mathieu Boulègue (Chatham House), qui portait sur les liens Russie-OTAN, a mis en exergue la vacuité des échanges entre Moscou et l’Alliance, et explicité la vision otanienne du défi sécuritaire russe. Cette présentation a été suivie par celle de Jean de Gliniasty (ancien Ambassadeur de France en Russie, IRIS), qui s’est concentré sur l’Ukraine et qui s’est livré à un état des lieux diplomatiques de la crise. Aurélie Bros (chercheuse indépendante) a poursuivi en évoquant les derniers projets énergétiques russes (Nord Stream 2, TurkStream, Arctic LNG 2), et est revenue sur la stratégie d’adaptation de Moscou aux nouvelles réalités du marché énergétique mondial. La présentation de « Russie 2017 » a été conclue par l’intervention d’Igor Delanoë (Observatoire franco-russe), qui a dressé, deux ans après son déclenchement, un bilan de l’opération russe en Syrie, avant de dégager des perspectives pour cette troisième « année syrienne de Moscou ». Si la guerre de reconquête du territoire semble toucher à sa fin, Moscou devra éviter le bourbier diplomatique à Genève, tout en maintenant une pression nécessaire sur le terrain où le potentiel d’escalade reste très élevé.

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